Une cure au jetlag

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Alors que la globalisation agrandit le champ d’action des entreprises, un problème récurrent entache les voyages à l’étranger des salariés : l’inévitable jet lag. Pour les employés qui doivent régulièrement changer de zone horaire, il est une véritable source de stress qui sape le moral et la productivité. Pour les employeurs, il est un inconvénient dont on ne peut qu’espérer que les effets ne soient pas trop néfastes. Mais est-ce vraiment le cas ? La micro-sieste n’est-elle pas une cure toute trouvée contre le jet lag ?

Voyage, voyage

L’effet du jet lag est désastreux : une réduction de 20 à 50% sur la performance au travail est à envisager[i]. Cela est difficile à contrer quand le salarié doit enchaîner avec une semaine de travail normale, particulièrement quand le déplacement a été court (deux à trois jours). Le rythme biologique se heurte alors au rythme de travail.

Prendre une journée de repos, des médicaments et autres cafés peuvent bien sûr aider à « tenir le coup » : cependant, ce sont des remèdes temporaires et potentiellement dangereux, non recommandés, qui ne font que repousser le problème au lieu de s’y attaquer. En fait, la solution la plus sûre s’avère aussi être la plus simple : la « sieste-flash » permet de réadapter le corps rapidement… mais sûrement !

 Une réadaption en cocon

En effets, les experts s’accordent sur l’inutilité d’essayer de caler le corps sur le nouveau fuseau horaire quand le déplacement n’est que d’un ou deux jours : cela est tout simplement impossible, étant donné que pour chaque heure de décalage, notre corps met un jour et demi à se remettre[ii]. Au contraire, des micro-siestes judicieusement planifiées s’avèrent beaucoup plus efficaces, et ce jusqu’à cinq jours de déplacement[iii]. Des études sur des pilotes prouvent d’ailleurs qu’une « sieste flash » de vingt-six minutes permet, une fois de retour aux commandes, d’augmenter la performance en vol de 34% et la vigilance de 54%.[iv]

La solution idéale est donc de recourir à la « power nap », mais à condition que celui-ci s’effectue dans de bonnes conditions : protection de la lumière, ambiance calme… ces facteurs, combinés, permettent d’affronter le jet lag et de limiter ses effets sur la productivité. Par ailleurs, prendre un café juste avant sa micro-sieste permet d’accentuer le « boost » obtenu[v].

Nombre d’entreprises l’ont déjà compris en adoptant des cocons à sieste : à disposition, ceux-ci bénéficient à la fois aux employés rentrant d’un voyage à l’étranger et aux visiteurs qui, eux, le vivent. Ils permettent de reposer les salariés, de les rendre plus alertes et d’améliorer les rapports humains : des personnes plus reposées sont, en général, moins susceptibles et plus engageantes.

Alors, une solution : cocoonons !


Nos Nap références:

[i] http://www.nytimes.com/2008/04/30/business/businessspecial/30circad.html

[ii] http://www.thedebrief.co.uk/things-to-do/travel/how-to-deal-with-jet-lag-at-work-20150746936

[iii] ARENDT J (2009), « Managing jet lag: some of the problems and possible new solutions », Sleep Med Rev., 13(4):249-56, [En ligne]: https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/19147377?ordinalpos=2&itool=EntrezSystem2.PEntrez.Pubmed.Pubmed_ResultsPanel.Pubmed_DefaultReportPanel.Pubmed_RVDocSum

[iv] http://www.nytimes.com/2008/04/30/business/businessspecial/30circad.html

[v] http://nap-and-up.com/nap-what-else/

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